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LYRA
Digipack



Prik088

 

Ref :...
Genre : Electro ethnique intimiste....


Découverte sur Fairy world n°1, Anassane (Cécile Rabhi) revient avec un album complet. Sa voix fragile mâtinée d’influences africaines égraine des mélodies mystérieuses sous lesquelles serpentent ses percussions foisonnantes (darbouka, triangle, congas, bambou...). Anassane nous fait voyager dans un imaginaire doux et intimiste où Lys a installé ses orchestrations électro-ethnique. Tantôt rythmé et percussif, tantôt mélancolique, le cœur d’Anassane se balance entre deux eaux. Anassane c’est comme une boîte de pandore dans laquelle se cache le petit Prince.

TITLES: Lyra/Massilo:Alias/Sinda/Kaleido/Chemin de sable/anonyme/sweet line/Atmos


MP3 :Chemin de sable

MP3 :Kaleido



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Chronique:

"Voilà un disque bien étrange et surprenant, comme si soudain on découvrait un nouveau mode d’expression ! C’est dire la surprise. Alors je ne veux pas dire par là que tous les disques que je découvre ne me surprennent pas ; au contraire, on est toujours plein de joie à l’écoute du nouveau disque de son artiste préféré, car on sait à peu près à quoi s’attendre, ou simplement parce que le style plait d’avance. Mais là, il s’agit d’une surprise et les questions qui me sont subitement venues sont du genre : « mais quelle est cette langue ? », « Tiens, il manque comme un accent… » ou « c’est dingue, on ne sait pas trop comment se situer dans l’écoute ! »…
Un disque court : 9 titres pour 32mn. Un format efficace pour rentrer dans cette nouvelle aire musicale, sans trouver le temps long, et permettant de déguster d’un trait le cocktail suave de Cécile Rabhi à l’origine de ce projet.
Mais chut ! écoutons… « Lyra » étonne par son langage mêlant mots français et syllabes africaines, sur fond d’ethno electronica. Percus et douceurs sur « Kaleido », ainsi qu’un gros travail sur les voix qui nous renvoient aux différents jeux de voix de Björk (!).
Le « Chemin de sable » porte bien son nom, égrenant grain après grain, pour finir en une fontaine de sable sur une rythmique de basse que n’aurait pas renié Georges Mickaël (!). Incroyable.
A noter que les orchestrations électro-ethniques proviennent de Fred Chaplain (le boss du label !).
Superbes comptines pour grands et petits."
Clément de Twice
(mag n°27 disponible)

"Ce disque est surprenant : délicat comme l’âme féminine, il contient pourtant une force intérieure difficile à définir. L’auteur des 9 titres de ce CD , Cécile Rabhi, d’origine africaine, transporte dans sa musique toute la charge évocatrice de la tradition culturelle de la grande Afrique. Cécile chante et joue également des claviers et de nombreuses percussions. A ses côtés, Fred Chaplain (Lys et manager de Prikosnovénie) s’occupe des ambiances électroniques.
La musique ou plutôt la “mélodie” de Cécile est pleine de soleil, de nature, de cette force primordiale venue du monde chamanique, d’harmonies qui transmettent une danse, la danse de la Vie, que l’on nommerai la Grande Terre Mère, cette force que nous sentons tous, au-delà de nos croyances et de nos traditions.
Lyra est une rencontre entre la musique ethnique africaine et l’électronique européenne créant une fusion élégante et des chansons d’une tonalité teintée de mélancolie et d’infinie douceur.
Il n’y a évidemment ni empreintes rock ni références auxquelles nos lecteurs sont habitués, mais la beauté de ces morceaux apparemment simples a su me conquérir malgré tous mes conditionnements.
Anassane a produit un disque vraiment enchanteur avec une voix absolument “fuori dal coro”, à une époque où le besoin de beauté et de tranquillité intérieure est toujours plus pressant"
GB (www.rock-impressions.com)

 

DISCOGRAPHIE :
2004 : LYRA ( prikosnovenie)


INTERVIEW :

Quel est ton parcours musical....
D’un père mauritanien (Pierre Rabhi, célèbre altermondialiste)
et d’une mère bretonne, j’ai commencé à jouer desPercussions à l’âge de 5 ans. J’ai passé mon enfance dans une ferme isolée dans le sud de la France au milieu de la nature et des animaux. Sans que cela soit un choix de mes parents j’improvisais spontanément par réel goût pour les tambours. Plus tard je n’envisageais pas de me lancer dans la musique d’une façon professionnelle car j’avais d’autres activités. Puis un jour par désir de changements, j’ai décidé de monter à Paris pour m’inscrire dans une école de jazz (le CIM) en classe de batterie où je suis restée 3 ans. Parallèlement j’ai suivi des cours de percussions haïtiennes (sur congas). J’ai donc acquis des bases, rencontré d’autres musiciens, le premier groupe
où j’étais à la batterie était un trio de jazz, et on jouait des standards dans les restaurants. De retour dans le sud j’ai été employée comme percussionniste par un danseur
Ivoirien pour accompagner ses cours, quelques spectacles et donner des coursde percussions. C’était mon premier emploi stable dans le domaine artistique. J’ai commencé à suivre des stages de percussions traditionnelles Africaines (d’Afrique de l’Ouest) pour développer ma technique au djembé et aux tambours basses, apprendre les polyrythmies etc..
J’ai aussi fait un séjour en Côte d’Ivoire pour un stage de dansetraditionnelle.
J’ai eu par exemple l’occasion, entre autres, de rencontrer et de suivre les cours d’un des chef-tambour de l’ensemble national des percussions de Guinée de passage en France qui nous a fait découvrir le ‘krin’, instrument en bois très sonore qui se joue avec des baguettes et qui sert à passer des messages dans les forêts de Guinée (j’en joue dans le morceau ‘Alias’).
Dans ma région je jouais dans divers groupes de styles différents (africain, funk, reggae, musique occitane) qui se produisaient localement. Puis j’ai participé à l’enregistrement d’un CD de musique métissée à Montpellier avec 5 autres musiciens produit par un label parisien mais le groupe n’a pas survécu aux problèmes humains comme cela arrive assez souvent.
Ensuite j’ai été engagée dans la troupe du cirque contemporain ‘Cirque Ici’ créé par Johan Le guillerm pour une tournée en Europe en caravane et un séjour au Japon. Spectacle composé de l’artiste de cirque entouré de 4 musiciens. Cela a été une expérience intense à tout point de vue, j’y ai appris beaucoup de choses sur la créativité, l’expression, la prise de risques, le courage d’être différent et d’être soi-même. La tournée a duré 1 an et demi puis je suis partie vivre à Londres où j’ai gagné ma vie comme percussionniste dans les écoles professionnelles de danse contemporaine pendant 3 ans. J’ai joué avec des musiciens anglais, participé à divers projets.
C’est en Angleterre que j’ai acheté un synthé pour commencer à composer et pris des cours de chant pour pouvoir utiliser ma voix et j’ai enregistré ma première démo de 3 titres dans un studio londonien. L’idée de composer est venue assez naturellement car cela faisait quelques temps que je mettais de côté des idées de mélodies. Après avoir beaucoup joué pour et avec d’autres artistes, j’ai eu envie d’essayer quelque chose de plus personnel, tenter des choses moins conventionnelles comme par exemple créer un langage musical et utiliser peu de mots pour la voix. Je suis partie du principe qu’il y a beaucoup de chansons étrangères que je trouve magnifiques, je ne comprends pas les paroles et ça n’a pas d’importance. Dans Anassane j’ai écrit quelques phrases plus pour suggérer, ou susciter l’imagination, que pour réellement me lancer dans des textes complets, ce qui serait une autre démarche.


Ces origines africaines...
Mon grand père paternel était joueur de luth et ma grand-mère dansait parait-il jusqu‚à la transe. Je ne les ai malheureusement pas connus mais j’ai peu être hérité de leur goût pour la musique et le rythme. Mon père est également mélomane mais plus attiré par la musique classique occidentale. Il est difficile de dire comment ses propres origines peuvent influencer le choix d’une personne. J’ai toujours été sensible au rythme et je suis allée naturellement vers la musique d’Afrique de l’Ouest (musique mandingue) en particulier car cela correspondait vraiment à mes goûts. Ca se ressent certainement dans ma musique, en fait c’est plutôt ceux qui l’écoutent qui peuvent le dire.
J’aurais pu m’intéresser plus à la musique indienne qui est aussi rythmiquement très riche mais ça n’est pas ce que je préfère. J’écoute des artistes de tous styles, qui doivent certainement m’influencer aussi, comme le pakistanais N.F.Ali Khan, Salif Keîta, Ali Farka touré, Abdullah Ibrahim, Miles Davis, Prince, Gainsbourg, Björk, Radiohead et pleins d‚autres. Toutes les formes de musique m’intéressent sauf celles qui sont systématiquement violentes et morbides.


Rare sont les femmes qui conduisent seule leur projet musical, que cela t'inspire t'il?
la question d’être une femme dans la musique ne m’a jamais posée de problèmes particuliers personnellement. J’ai surtout travaillé avec des hommes dans le milieu artistique, et sur le terrain si je peux dire, on se préoccupe surtout de ce que vous êtes capable de faire et d’apporter, peu importe que l’on soit homme ou femme. Je dirais que c’est secondaire.
Je sais que beaucoup de femmes n’osent pas et c’est dommage. Tant mieux si je peux être un exemple de plus qui montre que les femmes peuvent faire des choses dans des domaines où il y a une majorité d’hommes. Sans être une militante féministe, je suis pour l’émancipation des femmes, qu’elles s’expriment plus et qu’elles prennent plus de responsabilité, plus de risques en général.
Pour le projet d’Anassane j’ai donc décidé d’assumer la composition et l’interprétation d’un album, dont la production et la finalisation sont assurées par Frédéric Chaplain (LYS).Pour moi le challenge est dans le fait que c’est la première fois que je prends en charge un tel projet et que c’est beaucoup de choses à gérer en même temps et encore beaucoup à apprendre.
Mais... qui ne tente rien n’a rien !